Le bébé ne souffre pas. [attention, article pas rigolo du tout]

Je prefere prévenir avant, on va parler de truc pas marrant dans cet article. Et même si je vous ai mis une image style moyen age, on va parler de choses qui se sont passé y a pas si longtemps que ca, jusque dans les années 80.

Aujourd’hui je voudrais vous parler du fait que jusqu’a il n’y a pas trés longtemps, on considérai qu’un bébé ne souffre pas, et des conséquences que cette idée avait sur les soins qu’on pouvait lui apporter dans le début de sa vie.

On parlait hier sur facebook du fait de laisser pleurer les bébés ou non, et sur le fait que non, un bébé qui pleure ne le fait pas « pour faire chier ». Il y a des raisons à cela, seulement on est pas toujours super doués pour les comprendre, et pis c’est pas toujours facile, on est fatigué(e)s, on se demande si on fait bien, etc etc. Mais saviez vous que jusqu’a une époque, la souffrance du nouveau né etait considéré comme une fable? Un mythe quoi. Un truc de meres castratrices qui ont l’impression que leur gamin souffre alors qu’en fait y a rien a faire, un bébé pleure c’est tout. Comme si c’était inéluctable, comme si c’était quelque chose de relativement déconnecté d’une quelconque cause. Comme si les pleurs du nouveau nés étaient un pur réflexe, quelque chose qui arrive, qu’on le veuille ou non, et surtout, quelque chose auquel de toute manière on ne peut rien.

Avant d’aller plus loin, je voudrai vous parler des sourds muets. Faut quand même savoir que jusqu’au 18eme siecle, il etait établi que les sourds et muets n’avaient pas d’âme, et étaient considérés comme incapables d’avoir un raisonnement. Oui oui. Pourquoi? Parce qu’il ne pouvaient pas s’exprimer. Parce qu’ils ne pouvaient pas communiquer avec le reste de l’humanité, qui, dans sa grande clémence, les avaient donc relayé au rangs de moins que rien indignes d’elle. Il a fallu attendre qu’un abbé s’interresse à eux, apprenne à communiquer avec eux par gestes, et se batte contre les préjugés pour que les mentalités changent (doucement hein….) et qu’on se rende compte que les sourds ne sont pas plus bêtes que les autres, seulement qu’ils ne savent pas s’exprimer de NOTRE façon a nous. (pour la petite info, il faut quand même savoir que la langue des signes était INTERDITE jusque dans les années 80, que l’éducation en langue des signes n’a été autorisé qu’en 1991 (oui oui) et reconnu comme langue a part entière seulement en 2005!)

Bref, je pense que vous voyez le parallèle? Celui qui n’exprime pas sa souffrance dans NOTRE langue, de manière intelligible….ne souffre pas.

Et ce qui est valable pour les sourds l’est bien évidement…pour les bébés. Evidement, ils s’expriment. Comme les sourds pouvaient le faire par gestes. Mais vu que ce ne sont pas des signes tels que NOUS, les adultes, nous les utilisons, le raccourci est vite arrivé, le bébé ne dit pas « j’ai mal ». DONC, il n’a pas mal.

BRAVO.

Au passage, c’est la même chose pour la souffrance animale…tant qu’un cheval ne se tournera pas vers son cavalier en lui disant de manière claire: « j’ai mal au dos quand tu monte sur moi » on considéra que tout va bien.

Alors quoi? Olympusmom nous fait un article sur le fait qu’avant ( et encore un peu mainetenant hein… ) on laissait pleurer les bébés en disant qu’ils font des caprices, ou que ca leur apprend la vie?

Si c’etait que ça.

Non, si je vous fait un article sur ça, c’est pour vous dire qu’il y a encore 30 ans (putain 30 ans quoi, c’est proche!!) on opérait les bébés A VIF.

Oui.

Ca tient d’une certaine logique. Si il ne souffre pas, et ne peux ressentir la douleur, pourquoi faire une anesthésie?

Par exemple, pour certains docteurs, comme le brave docteur Dupin (« étude Physiopathologique ») nous explique en 1938:

 Il y a des différences sensibles entre l’organisme du nourrisson et de l’enfant et celui de l’adulte au point de vue de la résistance à l’anesthésie. Le système nerveux est bien imparfait dans les premières années de la vie. Le nouveau-né a sans aucun doute une certaine sensibilité générale, bien difficile à préciser d’ailleurs. La douleur ressentie au début doit être très faible, si bien que pendant la première semaine de la vie, on peut opérer sans anesthésie, sans provoquer de douleurs violentes. »

Louis Ombrédanne nous explique lui aussi dans « Technique chirurgicale infantine »: (1912)

« Il est certain que chez eux la conscience n’existe pas, ou du moins n’existe que sous une forme très imparfaite, et l’on peut se demander si la douleur non perçue par la conscience est encore de la douleur, si la sensibilité inconsciente est encore de la sensibilité, si, en d’autres termes, les cris et les mouvements de défense du nouveau-né, inconscient, ne doivent pas être considérés seulement comme des réflexes, ne s’accompagnant peut-être pas de la sensation de la douleur, celle-ci n’étant en somme qu’une réaction cérébrale, psychique, se produisant en même temps que le réflexe médullaire, mais ne pouvant exister en dehors de la conscience, disparaissant quand celle-ci est abolie, et par conséquent n’existant pas chez un être qui en est encore dépourvu »

Début du siecle un traité sur la medecine pour les enfants, (je n’ai pas l’auteur) nous informe que:

 Sur le rapport du moral, le plus ordinairement, nous n’avons pas à préparer les enfants. Quelques-uns, cependant, ayant l’âge de raison, doivent être amenés à l’opération par le raisonnement, en leur faisant comprendre que, si on a quelque douleur à leur causer, c’est dans le but de les guérir. Mais la plupart doivent être opérés par surprise. […] »

PAR SURPRISE.

Alors voila des vieilles citations! Mais quel rapport avec les années 80?

Alors parlons du Dr Alagille, qui parle de sa formation, dans un livre paru en 1992:

« « Les bébés ne souffrent pas. Lorsqu’ils crient, c’est de colère, de faim, de soif, ou bien encore pour rien. De toute façon, c’est bon pour eux, comme leur premier cri à la naissance, cela défrise leurs alvéoles et améliore la capacité respiratoire. » Ce langage était celui que j’entendais au seuil de ma formation et de là est née une attitude de révolte qui m’aura accompagné pendant toute ma vie professionnelle. »

Le Dc  DIDIER COHEN-SALMON dans son livre ( et sur son site internet) nous parle, a son arrivée au service d’ORL de Trousseau en 1986, des opérations des amygdales et des végétations qui étaient pratiquées SANS ANÉSTHESIES sur les enfants de MOINS DE DEUX ANS.

Personnelement je n’arrive meme pas a imaginer l’horreur du truc. Tenir l’enfant, le maintenir pendant qu’on l’opére. Quoi que, moi j’ai du mal parce que même si je n’ai pas fait médecine, je sais que oui, la déesse peut souffrir.

Je vous cite ici deux medecins qui ont écrit un livre  sur la souffrance enfantine:

« « En fait, la question, jusqu’au milieu des années 80, ne se posait même pas. Le petit enfant, disait-on, était trop immature, la douleur ne pouvait pas être ressentie et, même s’il la ressentait, il n’en souffrait pas comme un adulte, et sûrement l’oubliait très vite  » (La Douleur de l’enfant, Annie Gauvain-Piquard et Michel Meignier)

 Pourtant, dés 1887, un physiologiste allemand (M, W. Preyer) dans « l’ame de l’enfant » déclare:

« L’on a tort quand on s’imagine que les enfants très jeunes sont encore hors d’état d’éprouver un véritable sentiment de douleur, ou une sentiment vif de malaise. Qui peut jouir doit pouvoir aussi souffrir, autrement il ne pourrait jouir. Et nul doute que le nouveau-né ne trouve du plaisir à téter un sein bien rempli. »

Ne nous réjouissons pas trop vite, parce que quelques lignes plus tard, il explique que pendant les premiers jours, le bébé ne sent pas les « piqûres d’épingles, le contact avec la glace, la suture ». J’ose espérer que ce brave homme n’a fait que des suppositions, bien que j’en doute.

Attention aux ames sensibles, je vous recommande de sauter la citation suivante:

 En 1967, racontent deux cadres infirmiers, on connaît mieux la “maladie des membranes hyalines”, maladie spécifique du prématuré qui entraîne une grande détresse respiratoire. […] On va même l’aider à se guérir : il respire à peine et son thorax se creuse, on a parfois l’impression que son sternum va toucher sa colonne vertébrale ; pour éviter cet “entonnoir” thoracique, on va “suspendre” le thorax au “plafond” de la couveuse par un fil qui traverse la peau, passe sous le sternum et ressort à 1 cm en face. Et l’on tire vers le haut, cela pendant trois ou quatre jours. Ni pour l’opération ni pour les quelques jours de “traitement” l’enfant ne reçoit quelque antalgique que ce soit. Cette pratique va durer jusqu’en 1969, date de l’ouverture de la réanimation. […] Et le bébé ? Officiellement il n’a toujours pas mal. […] Il ne faut pas qu’il bouge. Il est donc “ficelé”, les membres en croix, la tête immobilisée entre deux sacs de sable, le regard toujours fixé au plafond. Enfin, on ne le touche que pour les soins, rigueur de l’asepsie oblige ! »

Mais quelle terreur. Moi qui refuse de voir des films d’horreur, je pense qu’ils feraient pitié a coté de choses comme ca. Et la, nous sommes en 1967. C’est tout proche.

Le bébé, affirment Gauvain-Piquard et Meignier (1993), est encore opéré dans des conditions qui seraient totalement exclues chez l’animal de laboratoire, de ce point de vue mieux protégé par les réglementations que le nouveau-né humain. »

Au cours de mes recherches, j’ai trouvé des informations qui, encore une fois, me font me dire qu’a beaucoup de points de vue, nous avons énormément régressé depuis l’antiquité grecque, parce qu’à l’époque, il était d’usage de considerer que les bébés souffraient, mais que en plus, plus ils étaient nés tôt (prématurés) plus cette souffrance était grande, et plus ils devaient etre traités avec douceur.

Ce qui me navre le plus, c’est que de tout ce que j’ai lu ( et je ne vous met pas tout, sinon, on est encore la demain) c’est qu’on à l’impression que pour ces medecins, « s’attarder » sur la douleur, se ferai au détriment de l’éfficacité de leurs methodes. En gros, du moment que c’est efficace, qu’es ce qu’on s’en préoccupe? Du moment que son corps est soigné, quel importance que son mental soit ravagé? Le boulot sera « fait ».

Je pense qu’on à encore malheureusement beaucoup de travail la dessus, et tout ce passé terrifiant et pas si lointain nous colle au basques. C’est à cause de ce genre de choses qu’on traine encore l’idée qu’un bébé qui pleure ne souffre pas, qu’il n’a besoin de rien. Ma maternité etait géniale, mais j’ai encore en souvenir une phrase que je trouve terrible lors de la préparation à l’accouchement :

« un bébé ça pleure sans raison, faudra vous habituer »

Ces phrases sont ravageuses et tellement courantes.

Quand arreterons nous d’etre trop fiers pour reconnaitre que NON un bébé ne pleure pas sans raison, c’est nous qui N’ARRIVONS PAS à comprendre pourquoi il pleure.

Je ne dis pas que pour être une bonne mere  un bon parent il faille reussir à comprendre son bébé. Non parfois c’est impossible a comprendre. Nous ne sommes pas dans sa tête. Mais par contre, il serait temps d’admettre que les choses que nous ne pouvons pas comprendre peuvent tout de même exister.

Pour conclure, je reprendrai la phrase qui m’horripile le plus quand on parle des enfants:

« C’est bon, hein, ils en sont pas morts. »

Sources wikipédia, divers sites de médecins, dont principalement 
http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=141#nb15
http://www.cairn.info/revue-spirale-2007-2-page-19.htm#no17
http://societe-histoire-naissance.fr/spip.php?article48
(entre autres)

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64 réflexions sur “Le bébé ne souffre pas. [attention, article pas rigolo du tout]

  1. Merci pour cet article même s’il fait froid dans le dos… Je ne comprends pas de tel cruauté, moi du haut de mes 8 mois de maman, j’ai pu remarqué qu’à CHAQUE fois que mon bébé à pleuré il avait une raison (même si une ou deux fois un petit caprice s’est glissé) et au vu des coliques qu’il a eu les 5 premiers mois, personne ne pourra me dire qu’un bébé ne souffre pas, rien que d’y repenser j’ai mon petit coeur que se serre!!

    • j’imagine l’horreur pour une mere a l’époque de savoir que son enfant devait etre opéré dans de telles conditions.
      Et meme au dela de l’idée, comment mettre ca en place? Comment « tenir bon » quand le bébé se débat et hurle de douleur? J’ai énormément de mal a comprendre.
      En fait, j’espere ne JAMAIS le comprendre.

      • En fait le bébé ne se débattait pas. Il recevait une injection de curare afin de le paralyser et d’empêcher le fonctionnement de ses cordes vocales ceci pour ne pas gêner le protocole chirurgical. Donc non seulement il souffrait, mais en plustoute cette souffrance était vécue sans aucune possibilité de mouvement. Une étude parue en 1987 dans le Lancet atteste que à cette époque, sur 500 opérations à coeur ouvert sur des nouveaux-nés prématurés, les 3/4 ne comportaient pas de protocole anesthésique et ne recevait donc que ce curare. On s’étonnait ensuite que seulement 3 enfants sur 10 survivent aux opérations de ce type.
        Je tire ces infos du livre « Ne pleure plus, bébé » de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, dont j’avais fait un compte rendu de lecture ici: http://www.working-mama.fr/tetees-intellos/lecturene-pleure-plus-bebe

    • hé dans les raisons tu inclus le pas content!! je veux rester avec toi???? non sans rire chez moi c’est maladif de ne pas supporter les pleurs de mes filles!!!

  2. j’ai lu deux trois trucs hier suite à ce magnifique billet sur « je laisse pleurer mon bébé ». ça fait peur de ce dire qu’on peut envoyer des gens sur la lune et d’ignorer qu’un enfant est une personne à part entière qu’il peut ressentir les émotions mais aussi la douleur…. et comme tu dis il n’y a que 30 ans ….
    je suis pas une mère parfaite hein loin de là mais j’essaie de communiquer avec ma puce je lui parle, je lui montre les choses, je lui explique. on commence à signer pour la faire participer.
    alors oui je mets ma vie entre parenthèse mais si j’ai décidé de faire des enfants j’avais pris connaissance de ce qui m’attendait même si j’en découvre tous les jours sur elles !!!!
    je n’ose même pas imaginer la souffrance de ces petits opérés sans anesthésie!!!
    déjà pour mettre du sérum ds son nez à deux on arrive pas alors lui charcuter les amygdales ….

  3. 100% d’accord, sauf sur UN point : jusqu’aux années 80 dis-tu… Non ! Et je le sais d’expérience… J’en ai entendu dans la 2ème moitié de 1999, et le gars qui m’a tenu ces propos au sujet de la douleur était un médecin jeune (je dirais la fin de la trentaine, à vue de nez, donc aujourd’hui il est encore en activité). Voir mon article récent à ce sujet (entre autre) ici : http://ploufetreplouf.over-blog.com/article-corps-medical-vs-parents-1er-round-106799254.html

    J’ai entendu aussi « mais un bééb ça pleure madame, maintenant que vous l’avez fait faudra vous en occuper ! » (bah oui, il avait 24h et pleurait 6-8h de suite, aux bras… mais on m’a envoyée bouler… Jusqu’à découvrir 8 jours après qu’il avait une oesophagite ! Quasi sanguinolente, elle n’était pas tombée du ciel en 2 jours hein ! Mais c’est moi qui délirais, bien sûr…).

    Sinon, oui, et on a pratiqué ces horreurs avec des enfants bien plus grands ! Ma grand-mère mat a été opérée de l’appendicite à vif en 1927, elle avait 5 ans (à l’époque, on shootait déjà les adultes… mais jamais les enfants), elle s’en est souvenue toute sa vie.

    • oooh oui j’ais pas dis que ca n’existait plus malheureusement, mais disons que jusque dans les années 80, c’etait la « norme » quoi…
      Et encore dans ma maternité, pourtant bien sur beaucoup de points, on nous dit qu’un bébé pleure sans raison.
      C’est terrifiant.

      Pour ce qui est de ne pas shooter les enfant, ca dépendait des coins, j’ai lu qu’a certains endroits les medecins leurs mettaient de la gnole dans des biberons (pas terrible, mais l’intention est louable) mais que ca se faisait en secret pour pas qu’ils ne soient destitués…. :/

    • La déesse a fait une invagination intestinale, il y a un peu plus d’un mois. Le bébé hurle comme ca, sans raison apparente. Et d’un coup. On a eu de la chance de tomber sur un pédiatre qui malgré le fait que le temps qu’on arrive ( la deesse a hurlé 45 minutes quand meme hein et grosses larmes et tout) la deesse etait tout sourire, nous a pris au serieux, l’a oscultée et nous a expliqué…. j’en parlerai un de ces quatres.

  4. En revanche, big mama, mauvaise idée pour les tiques 😉 Les anesthésier les fait régurgiter (c’est un réflexe), ce qui augmente les risques de transmission de la lèchmaniose.

  5. OH MY GOD!!!!!!!!! Nan mais c’est dingue ça, je me dis que j’ai eu du bol d’être un bébé puis une enfant très peu malade parce que je suis née en 1977 et quand je vois ça, je me dis que je l’ai échappé belle! Punaise, ça fait froid dans le dos! Comme mamancitrouille, mon 1er loulou a fait de grosses coliques accompagnées de constipation, et il n’y avait aucun doute qu’il souffrait!!!!!

    Je n’ose imaginer le sort de mes « contemporains » qui étaient malades par exemple…

    Brrr ça me passe partout…Je ne suis pourtant pas une chochotte, ni une maman particulièrement « maternante » (je ne l’utilise pas péjorativement hein!), mais Je n’ai jamais eu de doute quant au fait que mes bébés ne pleuraient pas pour rien…. Et jamais je n’aurais cru que dans les années de mon enfance (chuis pas si vieille quoi!) on ait encore pu penser que les bébés ne souffraient pas au point de les opérer à vif….C’est juste horrible!

    Je suis choquée! Mais merci pour cet article

    • moi aussi je suis choquée, et c’est pour ca que j’ai voulu en parler.
      Parce que parler de trucs sympa c’est bien, mais j’ai envie aussi d’essayer d’avoir des articles « qualitativement interressants » sur ce blog 🙂

  6. Bonbonbon….
    J’ai ueu droit ah c’est normal votre bébé à juste mauvais caractere avant que lui aussi se fasse diagnostiqué un eosophagite sanglante et une gastrite associé, avec par dessus le marché des coliques… (on etait en 2011 ahem)
    A l’hosto une aide soignante ravagé de la pépite l’a piqué pour faire un test de dextro , 4 fois en luis criant dessus mais arrete de bouger!! en plein milieu du pied,. Il saignait beaucoup et il hurlait, il avait 3 jours.moi shootée a la morphine dans mon lit n’ai rien pu faire que lui dire de sortir tout de suite et j’ai ‘appelé les puer avec mon bouton rouge. J’ai dit a ces dames de la faire renvoyer j’ai demander la chef de service pour lui dire en face son comportement, car la veille cette meme femme me disait, rahlala qu’est ce qu’elles ont a ccoucher toute ce soir, y’a desbébés qui pleure partout gnagnagangna genre on est la que pour la faire chier. Un femme d’un certain age évidemement. J’espere qu’elle a quitté l’hopital mais je ne le saurait pas en tous cas elle n’a pas remis les pieds dans ma chambre.
    Mon médecin quand je lui ai dit il pleure tout le temps (a cause de son rgo) ne l’a même pas examiné, il l’a regardé , Tim lui a fait un sourire, bah non il va tres bien votre bébé c’est normal ca pleure tout le temps.
    Moi même petite , durant les années 80 donc, ai été maltraité par une nounou, qui me frappait les oreilles pour que j’arrete de pleurer… Ma mere s’en ai rendu au bout de 3 mois, j’avais 6 mois, ele pensait que je me faisait des bleus en dormant.. en un jour j’ai hurlé toute la journée tellement elle m’avait fait mal elle a donc été au urgences ou ils lui ont ouvert les yeux sur l’anrmalité de mes bobos. Je crois que oui ca a laissé des traces…
    Et de la on peut se demander si le fait de nier la douleur des enfant ne rendait pas plus simple a justifier les comportement violent sous couvert d’éducation en effet. j’en ai mangé des fessées et des tapes , claques , le pire douleur était justement les tirages d’oreilles et des petits cheveux des pates … a 5 ans si je ne mangeait pas a table on l’y attachait avec une ceinture, ou alors on me fichait dehors avec mon assiette… c’est un résumé… j’ai du mal a saisir comment quand on a subit ça sois même on peut avoir encore envie de le faire subir a ses enfants, ou ceux des autres. Cette vieille à l’hosto je l’aurais buté si j’avais pu sortir de mon putain de lit.

    Oh mais non attendez…
    je n’en suis pas morte
    et je ne suis pas devenue serial killeuse alors franchement, c’est pas si grave faut arreter avec ces conneries de mamans maternantes à la mors moi le noeud, quand on voit la délinquance aujourd’hui, faudrait peut être songer à avoir un peu d’autorité hein.

    • ben didons… 😦 un grand bravo a toi qui semble vouloir prendre une autre voie que celle que tu as connu dans ton enfance… 😦 j’ai connu moi aussi les fessées  »décullotés, » comme on dit.
      J’en ai moi aussi un souvenir atroce.
      Vraiment.

      • Oui merci, et bravo à tous ceux qui ont su remettre en question leur éducation en fait, bon moi je suis pas forcément un exemple à suivre parce que le 1er qui touche à mon fils je l’écorche vif … 2 fois.

        • je te rassure je suis pareil.
          Et pour l’avoir vécu, c’est pas le physique le pire hein…c’est pas tellement d’avoir mal au fesses, c’est l’idée qu’on est faible et entierement a la merci de personnes en qui on a confiance. Ca fait bizarre quand on est petits.

    • Ah tiens Camdol, ça me rappelle des choses tout ce que tu évoques… Il y a des époques où tout ça (par exemple attaché à la table pour FINIR son assiette, rien que l’idée me semble absurde… on apprend aux petits à ne pas écouter leurs sensations de faim et satiété et après on pleure sur le taux d’obésité, cherchez l’erreur !) était une certaine « normalité » (je suis du début des 70’s).
      Mais chez moi, autant on m’a retirée de la nounou maltraitante de ma première année, autant par la suite, quand vers 6 ans je me suis plainte des coups d’une autre nounou, on a alors préféré me traiter, moi, de menteuse, plutôt que d’intervenir (je vous laisse imaginer la réaction de la nounou furieuse d’avoir été dénoncée mais ravie de m’avoir encore sous sa coupe puisqu’on avait décrété que je mentais)… et ça aussi ça laisse des traces. Mais on en meurt pas (j’ai juste engraissé un psy et les hôpitaux psy intensivement pendant plus de 10 ans…).

        • oui ça pourrait nous faire du bien de vider notre sac et si seulement ça pouvais ouvrir les yeux et réveiller les consciences de ceux qui acceptent de pratiquer ou de laisser faire de tel acte de violence.

        • Non pas pour moi de témoignage qui fait du bien, je vais bien sans (bah les années de psy intensif n’ont pas été inutiles, et j’ai su m’entourer de qui il faut) 😉 j’ai largement tourné la page. Et c’est tellement dépassé, tout ça, me semble-t-il, que je ne suis pas convaincue que témoigner puisse encore vraiment aider autrui.

  7. C’est tout à fait ça, et vivre dans la peur , chaque chose ordinaire qui nous amène a se demander : « et là je vais en prendre une ou pas? » , j’ai jamais vraiment eu confiance en qui que soit, je n’ai jamais rien dit à ma mère parce que ja savais que ca me vaudrait une fessée ou une dispute, parce que c’était pas que physique, même des trucs tous bêtes , genre j’ai tout usé ma gomme si je lui dit elle va me dire « tu as fait quoi tu ‘as bouffé  » ou je trouve pas mes clefs plus tard quand j’allais à lécole toute seule « tu les as perdues hein tu le fais exprès » à croire que j’ai vécu rien que pour la faire chier… Comment on peut avoir confiance en quelqu’un qui n’a pas confiance en nous, pas de respect et même pas une once de joie quand des choses bien nous arrivent, quand on entend presque chaque jour, qu’on est décevant, qu’on énerve, qu’on ne fait rien comme il faut, et qu’on l’as bien mérité cette fessée de toute façon… comment grandir sain d’esprit et devenir un adulte si on est jamais rassuré dans nos compétences. Et j’en vien là parce que , oui bien souvent on nie la douleur des enfants, et les sentiments qui l’accompagnent, pour moi c’est nier l’humanité de l’autre, son existence même. C’est juste dégueulasse. Et c’est d’autant plus douloureux quand on se rend compte que certains de ces comportements sont gravés en nous, et sortent dans les moments difficiles, avec la fatigue et le stress, et que malgrès nous, malgrès nos choix et notre bonne volonté, on arrive encore à faire les même erreurs que nos parents parce qu’on ne peut pas toujours refouler les blessures du passé. Je n’aime pas étaler ma privée sur la toile , mais je sais que ce n’est pas que ma vie, mais aussi celle de plein d’autres enfants qui ont vécu ça, et il faut le dire, parce que si personne ne le fait , ça continuera.

    • entièrement d’accord avec toi. Meme vécu. L’impression d’être née pour faire chier le peuple. Et aujourd’hui ma mère se demande toujours ce que j’ai a reproché à son éducation qu’elle considère très bonne. Au moins je sais que ma fille ne vivra jamais ce que j’ai vécu et j’espère que grâce à cela elle aura un meilleur départ dans la vie.

    • Purée, ton commentaire résonne !! Je n’ai pas été maltraitée vraiment, mais la peur de dire des choses à ma mère, de lui demander des choses (de toute façon elle dirait non)… tu la décris sacrément bien !

  8. Ton article me fait froid dans le dos! Comment peut-on seulement penser ça? Lorsque ma Crapounette pleure, en général, il y a une raison: faim, soif, couche pleine, besoin de réconfort, frustration…
    Ces médecins n’ont pas remarqué que lorsqu’un bébé se cogne, il se met à pleurer? C’est pas un peu parce qu’il a mal? Et qu’un bébé dans les bras de sa maman, bien rassasié, à l’air heureux? Ils vivaient avec des oeillères? Tu ne peux pas t’exprimer, donc tu n’as pas de sentiments… Quelle conclusion simpliste!
    Alors oui, ils n’en sont pas morts. Mais lorsqu’on fait un enfant, ce n’est pas dans le but de le faire souffrir, mais de lui apporter le meilleur dans la mesure de nos capacités, possibilités, non?

    • en fait les medecins pensaient que oui il a mal mais que comme il n’a pas de conscience, il ne le ressent pas…..tu sais a une époque si tu avais la peau noire, tu etais pas humain alors bon….

  9. J’en avais causé là http://blablabulle.over-blog.com/article-j-ai-voulu-t-ecrire-un-billet-mais-a-la-place-j-ai-pleure-102376592.html mais j’ai pas trop creusé la question, juste car j’arrive pas, ces mots, ces croyances, ces descriptions, c’est juste trop inhumain.
    D’ailleurs j’ai sauté les passages en violet O_O. Je sais, ça me suffit, et bondedla tout ça convainc encore et encore qu’un médecin, ben ça peut être un connard doublé d’un gros nul sans une once de bon sens et d’écoute. Prout.

  10. Il y a 28 ans, j’avais à peine 3 ans, un médecin m’a recousu le crâne sans aucun antalgiques et, face à mes cris, ordonnait à ma mère de me faire taire, tandis que son infirmière m’écrasait le visage sur la table pour que je me tienne tranquille.

    Les années 80, ce n’est pas si loin, tout comme les années 50-60 (années de naissance de mes parents), et malheureusement, j’ai lu/vu/entendu encore beaucoup trop de témoignages de parents que l’on envois sur les roses quand ils parlent de la souffrance de leur bébé.

    • Ton témoignage fait froid dans le dos….et quand je pense qu’on imposait ca a nos parents, en leur niant leurs droits à vouloir autre chose pour nous, en leur disant que eux savaient bien mieux qu’eux. Et encore aujourd’hui quand on refuse aux meres qui veulent accoucher comme elle le veulent la possibilité de suivre leurs envies, en leur niant leur souffrance, c’est les memes choses qui se repetent. C’est tellement facile de dire que quelque chose n’existe pas, quand reconnaitre cette chose complique la tache.

    • Ha dur ,
      j’ai eu aussi un ongle recousu dans le doigt sans anesthésie, ca a pris 1h 30 avec mon pere assis sur moi , ma grand mere pour me tenir les bras ma mere les jambes, et même la j’arrivais a fouttre des coup de pieds au medecin pour qu’il arrete. Cela dit même si la douleur était horrible, ce pauvre vieux n’avait simplement pas le choix, à l’époque, l’hopital était à 45 minute de route, et les outils qu’il avait a disposition c’était des aiguilles a repriser les filets de pêche… j’avais 4ans. C’était il a 20 ans tout pile .Ce n’est pas si vieux et c’est clair qu’on va s’en rappeler vu comment ça picote…

    • Mon frère a vécu la même expérience que toi au début des années 80. La même année, il a fallu reposer un drain à mon père fraichement sorti d’une opération des poumons… à vif aussi! Juste un bref « Respirez bien fort! » et clac, un espèce de pieu pour ouvrir un accès. Immonde.

    • j’ai vécu quelque chose dans cet esprit là également, même si moins grave car pas au même endroit: en première année de maternelle j’ai pris mes doigts dans la lourde porte cochère de l’entrée de l’école. Une porte à l’ancienne. Autant dire que j’aurais pu tous me les couper mais je me suis contentée de perdre tous mes ongles de la main droite. Ils m’ont emmenée à l’hôpital, et j’ai été recousue à vif, on m’avait attaché les pieds et les poignets pour que j’arête de bouger. C’était en 1986.

  11. tiens je parle avec ma mère de ton article et d’un coup elle me dit ha oué bin quand t’étais petite on nous disait de percer les dents avec du sucre ou une petite cuillère …. oé oé oé ….

    • ha oui véridique , tiens il n’y a pas 2 semaines ma grand mere me disait frotte lui une biscotte sur les gencives ca va sortir les dents tu sera tranquille… heu oui … O_O’
      la même a voulu lui faire gouter du champagne a 6 mois, et me disait de lui donner du coca cola pour eviter qu’il ai des coliques… oui oui , j’ai passé mon temps a surveiller qu’on mette pas n’importe quoi dans la bouche… yssont bizarres ces vieux

      • Pour les dents, la première de ma puce est sortie un peu vivement, elle est tombée, s’est cogné la gencive contre le sol, a saigné (ramasser son bébé la bouche en sang, c’est vraiment glauque)… mais la douleur est très vite passée, et les contrariétés dues à cette dent ont été bien plus rapides que pour les suivantes… Donc, certes, je n’irai pas lui percer la gencive… mais peut-être qu’au final, ça abrège les souffrances…

      • quand je vois comment ma doudoune elle douille à chaque dent qui sort …. je ne vais pas en plus lui lacérer ses gencives.
        tu vois pas comment t’as mal toi quand t’as une chips qui te griffe …..

  12. Il n’y a qu’à voir la réaction des bébés à cette petite piqûre -dite anodine- au talon au 4è jour de leur vie, pour vite s’apercevoir qu’ils peuvent ressentir la douleur… sans qu’on ait besoin de l’interpréter comme telle pour eux. Et puis moi aussi j’ai eu un bébé qui se tordait de douleur nuit et jour à cause des coliques. En regardant les photos après coup, on ne peut manquer de voir cet horrible masque de crispation, tension, douleur…
    Je vous conseille d’aller lire le bouquin de Frederick Leboyer « Pour une naissance sans violence ». Son travail dans les maternités dans les années 70 a révolutionné la façon de considérer le nouveau-né. Remettant notamment en question,cet incontournable « premier cri ».
    On a avancé sur la prise encharge de la douleur. Chaque lieu de soin se gargarise de petits outils leur permettant de lutter contre la douleur : petite réglette pour quantifier la douleur subjectivement ressentie par le patient. Sans oublier, ses molécules magiques. On est tellement bien outillé dans les cliniques et hôpitaux, qu’on n’essaye même plus d’écouter ce pauvre patient morcelé (avec son coeur pris en charge dans un service, ses reins dans un autres, son diabète dans une autre clinique…). Alors du coup, quand on le bombarde de super molécules auxquelles aucune douleur ne saurait résister et que le souffrant refuse de faire baisser la note qu’il avait attribué à son mal 3h plus tôt, les équpes sont mises à mal, démunies. En réaction de défense face à cette impossible impuissance, c’est l’agressivité et le reproche qui prennent le relais. Alors, NON, je ne suis pas du tout optimiste quand à une meilleur prise en charge, -ou même simplement considération-, de la douleur. Ça ne peut passer que par l’écoute et le respect de CELUI qui souffre.
    Savez-vous qu’aujourd’hui, malgré la connaissance que l’on a en la matière, on continue d’infliger de tels supplices à des animaux. Les pauvres canards qui se voient couper le bout du bec… là où il y a autant de terminaisons nerveuses qu’au bout de nos petits doigts…
    … 😦

  13. Pareil j’ai pensé à la petite piqure au talon au 3jour du bébé, on voit clairement qu’il souffre.
    J’ai sauté certains passage de cet article, j’ai du mal vraiment.
    Mais com’e toi je bloque sur la derniere phrase: il n’en est pas mort, et puis comme on dit hein: ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort…. C’est triste tout ça.

  14. les fessées décullotées, putain je connais aussi hein. Une honte de laisser faire ca ! Si tu savais ce que je me rappelle aujourd’hui de mon enfance… Des humiliations (la fessée, le fait de baisser ton pantalon devant tout le monde ahahah trop drole)… pour mon frère les coups de bottes quand il était a terre pour « le mater », sans oublier les bébés qu’on laisse pleurer pour qu’il se fasse les poumons, et les plats qu’on t’oblige à bouffer jusqu’à gerber parce qu’enfant t’as pas le droit d’avoir tes goûts. Sans oublier le fait que ma mère me laissait dormir seule avec un oncle A POIL parce que y’ avait pas d’autre place pour me coucher ! Le fait que mon mari est été agressé enfant et que ses parents ont fermé les yeux dessus par peur de voir la vérité en face ! Putain j’en passe et des meilleures, aujourd’hui si on touche à ma fille, à un de ses cheveux, qu’on lui fasse le quart de ce qu’on m’a fait, qu’on lui parle mal, qu’on la pertube dans son développement ou pire qu’on la laisse souffrir ou pleurer bah putain je te jure que si ça arrive, je vais devenir mauvaise.
    Mais très mauvaise.
    Si notre société va mal c’est pas de la faute des jeunes mais plutôt des gens (donc des adultes) qui ont bousillé ces enfants d’une maniere ou d’une autre. Putain ca y est j’ai la haine. Mais faut que ca sorte.
    Prenons soin de nos enfants. Sans limite. Avec amour, tendresse et dévotion.

    • Merci pour ton témoignage qui m’a beaucoup émue. Merci.
      Et encore une fois, félicitation d’avoir le courage de rompre le cercle du « j’ai vécu ca, et je ferai vivre ca à mes enfants »

    • ça me touche beaucoup ce que tu écris là…
      je me retrouve dans les fessés et l’humiliation. nous c’est mon père qui nous a fait souffrir mais pas que physiquement!! d’ailleurs j’aurai aimé (…) recevoir plus de coups que de subir ce qu’il nous a fait. aujourd’hui j’ai deux enfants et je suis sur la même pente que lui non pas des coups ( je ne frappe pas mes enfants hein !!!!) mais de la pression que j’impose à ma fille de 5 ans… j’ai honte de ce que je fais. j’ai commencé une thérapie depuis peu parce que je ne veux pas lui faire subir ce que nous avons subi étant petite et même encore maintenant. bien que je sois maman et que je ne vive plus sous le même toit que lui il a encore une emprise très forte sur moi. justement samedi j’ai parlé de mon enfance et de la relation que j’ai avec mon père. j’ai été retournée tout le week end. je n’ai aucun souvenir de joie avec mon père aucun je me souviens des dérouillés qu’on a reçu, de la torture psychologique. et pour moi la chose la plus marquante c’est un jour où j’ai oublié de fermer la porte des wc qui avec le vent a claqué. mon père m’a soulevé de terre par le t shirt a attrapé un couteau de cuisine et m’a dit la prochaine fois que tu ne fermes pas la porte je t’assassine … mine de rien même si c’est pas une fessée bin ça marque …
      m’enfin l’important est que je me soigne et que je ne stresse plus ma fille !!! je suis sur la bonne voie !!!

  15. Wow, article difficile à lire…. quelle horreur!! Comment, à cette époque si proche de nous, pouvait-on penser ça? Agir comme cela? Avoir de telles oeillères qu’on pouvait plaquer un bébé hurlant pour lui faire subir d’horribles sévices et continuer d’affirmer que NON, il ne souffre PAS?! ça me donne envie de hurler.
    Dire qu’un bébé, ça pleure pour RIEN?? Mais quelle connerie, bordel! ça n’effleure pas le pauvre cerveau de ces gens que les pleurs sont simplement une façon d’exprimer un besoin, une attente, un même « juste » un déplaisir ou un énervement et que NON, ça n’est pas RIEN??!!

    Ma belle soeur a une amie maman depuis peu. Quand cette amie estime que son enfant doit dormir, elle le couche et ferme toutes les portes. Comme ça, s’il pleure, elle n’entend pas. « Il a mangé, il a la couche propre, il n’a besoin de rien. » Ben si, ma pauvre. Il a juste besoin de toi… Triste et révoltant.

    Quand à la prise en compte du mental dans le milieu de la médecine, oui, il y a encore de gros progrès à faire. Une de mes amies est psychologue en milieu hospitalier. Tous les jours c’est une lutte contre les médecins pour qu’ils acceptent, comprennent que son boulot est aussi essentiel que le leur. Que, oui, réparer le corps, c’est bien mais que prendre en compte les possibles conséquences psychiques c’est encore mieux.

    Triste monde.

    • Bon courage à ton amie. Moi je me suis battue à l’hôpital psy, et puis j’ai capitulé. Ça parait incroyable, mais je crois que c’est le lieu ou la parole a le moins le droit de citer. Sans parler des électrochocs (dans le jargon on parle de sismothérapie, c’est moins effrayant) qui sont très loin d’appartenir au passé et qui ont même tendance à revenir en force dans certains services.

  16. Ton article me dégoûte et me donne envie de vomir…Enfin ce que tu écris quoi… Laisser pleurer un enfant ou donner une fessée de temps en temps, même si je pense que ça n’a aucun intérêt, ça peut avoir un but éducatif… (même si je ne laisserai pas ma fille à quelqu’un qui me dit qu’il faut la laisser pleurer… ce qui risque de me valoir des disputes familiales). Mais opérer un bébé/enfant sans anesthésie, c’est ne pas le considérer comme un être humain !! D’ailleurs, à quoi bon le soigner… on pourrait le laisser mourir dans un coin, c’est pas encore un adulte… non ?
    Tous les parents qui s’occupent de leur enfant se rendent bien compte de sa souffrance… Un bébé qui se tortille en pleurant, et ne se calme que porté ventre à ventre, et sourit béatement après avoir pété, c’est un bébé qui a MAL au ventre en apprenant à digérer… rien que l’air satisfait quand la douleur est passé montre qu’il y a eu une douleur !

  17. Pingback: “le Mater-Book” & “On en est pas mort, mais…” [deux projets qui demarrent] | OlympusMom

  18. Ton article est très interessant et bien documenté. Je suis animatrice d’ateliers parentaux et quand je parle des pleurs de bébés aux parents, j’ai coutume de leur parler du fait qu’il n’y a pas si longtemps, on pensait que les bébés ne souffraient pas puisqu’ils ne l’exprimaient pas comme nous. Et souvent les gens sont horrifiés mais ils ne se rendent pas compte que cette situation a perduré très longtemps. Je n’ose même pas imaginer les séquelles physiques et psychologiques de ces bébés (aujourd’hui adultes) qui ont eu à souffrir de ces opérations… Je ne sais même pas comment tu peux arriver à survivre. Merci pour ton article que je vais partager sur ma page facebook. En plus, je suis très contente de découvrir ton blog!

    • Je te remercie pour ton commentaire. C’est d’avoir des retour comme ca qui me font continuer a me donner du mal pour ecrire des choses interressantes.
      Tu verras que par rapports aux pleurs, et plus aussi par rapport a l’éducation non violente que je défend, je met en place une nouvelle rubrique ou les gens peuvent parler de leur éducation quand ils etaient enfant, des choses qui les ont marqués (on parle en négatif quoi) et de parler surtout de comment cela les a affectés en tant qu’adultes.
      Cette rubrique sera bien évidement anonyme pour vraiment permettre a tout le monde de parler sans tabou et sortir du consensus qui fait croire que les fessés ou le chantage affectif n’ont aucun impact sur les futurs adultes. (j’en parle dans l’article d’aujourd’hui, « la mater-book ……etc »

  19. Justement,j’ai un anedocte à écrire,en 1973,ma tante a mis au monde des jumeaux,deux garçons qui sont en fait des faux-jumeaux,le premier qui est né avait une malformation qu’on voit encore sur certains bébés maintenant,c’est un morceau d’intestin qui était à l’extérieur du ventre…la seule chose qu’on puisse faire,c’est le recours à la chirugie quelques heures après la naissance pour rentrer l’intestin et recoudre le ventre,maintenant,on le fait sous anesthésie général mais à l’époque,non…il a été opèré sans anesthésie,il a n’a pas supporté l’opération qu’il en est mort par arrêt cardiaque,lié à la douleur…ces accidents sur table d’opération étaient plutôt fréquents alors je vous laisse imaginer des enfants dont la pathologie était bien plus graves que ce petit garçon,une opération plus lourde…c’était de la torture.Il y a quelques années,j’ai parlé à un médecin généraliste du CAMSP où j’ai fait un atelier stage,elle a reconnu cette existence et a trouvé ça complètement fou de faire ça aux enfants du fait qu’ils ne parlent pas encore.

      • c’est pour montrer qu’à l’époque,c’était ainsi comme vous l’écriviez dans votre article…je suis née en 1972,avec 7 semaines d’avance,ma mère a eu la première douleur psychique comme moi,la séparation par la distance,car à la maternité où j’étais née,le service de couveuse était plein de bébés,il n’y avait plus de place pour moi,les médecins n’ont pas eu une once de seconde qu’on pouvait utiliser la méthode ancienne,le couvage maternel qui consiste à attacher le bébé au corps de la mère avec un drap et sein à la disposition du bébé…sans tenir compte de l’enfant qui vient de naître,et de la mère qui vient d’être maman pour la première fois,les médecins décidaient ce qui était médicalement bon pour l’enfant et pensaient que la mère ne souffrirait pas ,elle avait moi pendant 2 bonnes heures avant mon transfert vers un autre hôpital (l’accouchement était normal,je n’avais aucune pathologie à part l’hypoglycémie sévère dû à la prématurité)…l’erreur était de m’avoir mis dans 3 endroits qui au fond de moi,ça marque,c’était ma première grande séparation…ma mère a souffert,elle n’a pas pu m’allaiter (ce n’est pas le cas de ma petite soeur elle aussi maman de prématuré,elle a pu apporter son lait à l’hôpital tous les jours),les médecins lui ont obligé de prendre un cachet pour stopper la montée du lait,ça a été dur pour elle …moi,j’étais prise en charge par plusieurs personnes dans un hôpital pédiatrique,j’ai eu ma première perfusion sans anesthésie,mon traitement photothérapique (la fameuse lampe bleue pour traiter l’ictère néo-natale)avec des yeux bandés pendant 4 jours et au bout de 4 jours,une grave infection intestinale l’Escherichia-coli,j’ai été sans doute traitée sans anti-douleurs puisque j’en conserve une lettre qui préconise un traitement antibiotique dont j’ignore le nom du médicament qui m’a rendue sourde totale mais m’a sauvée de la mort…petite,je racontais aux autres enfants ce qui m’était arrivée et ado,quand j’ai raconté ça à ma mère,elle m’a dit que la mémoire des bébés fonctionnent et peuvent resurgir des années après,notamment avec l’âge…ma mère m’a dit qu’elle ne m’a jamais raconté cela et c’était moi seule qui racontait,donc le bébé se souvient mais sans le savoir.Quand j’ai eu mon fils,je ressentais une énorme fierté de pouvoir allaiter mon fils .À l’époque ,ils ne tenaient pas compte de la souffrance psychique et physique …et autre problème,quand l’enfant a souffert très fort petit,il peut devenir insensible à la douleur après,ça pose problème car la douleur est l’alarme du cerveau pour dire que ça ne va pas.J’ai su qu’on opèrait les enfants sans anesthésie à l’âge adulte,c’était ma mère qui me parlait de ce cousin.Heureusement qu’il y a eu des progrès depuis! ,ma soeur n’a pas eu le même traitement que ma mère,elle a pu toucher son fils tous les jours alors que la mienne,me regardait vivre à travers une vitre,à l’époque,l’enfant était isolé dans une chambre vitrée comme si c’était un zoo,cette vision,je l’ai revue à mes dix-sept ans,perturbée par ce rêve souvenir,j’en ai parlé à ma mère,elle m’a dit que c’était un vrai premier souvenir qui m’est apparu.heureusement que nous sommes en 2012!.

    • un bébé qui vient d’arriver au monde et qui au lieu d’etre entouré d’amour se retrouve ligoté et finit par décéder de ne pas supporter la douleur de son opération. Est ce qu’il y a pire chose au monde? Jen ai un haut le coeur.

  20. Mais quelle horreur!!! J’en reviens pas de ton article… Je n’avais jamais entendu parler de ça et j’en suis toute retournée…
    Et comme tu dis, c’est si récent!!!
    Jene comprends pas qu’ils aient mis tant d’années pour se rendre compte de cette EVIDENCE, le bébé souffre, Point barre…
    J’en reviens pas…

  21. Pour se rendre à l’évidence de la philosophie d’autrefois,et l’évolution de mentalité sur le traitement des bébés,il faut lire le livre de Françoise Dolto,elle a été l’un des premiers médecins à considèrer un bébé comme un être humain à part entier,qu’il a une pensée comme nous tous car pendant longtemps,on considèrait un bébé comme « tube digestif » sans âme et sans émotion ….dans les années 20 -50 ,il y avait des vrais mouroirs d’enfants,ce sont des choses que nous n’imaginions pas mais qui ont pourtant vraiment existé.moi,j’ai été bébé dans les années 70,on opèrait encore les bébés sans anesthésie,on perfusait sans anesthésie,ainsi que la prise du sang….comme l’auteur écrit ,au temps des romains,plus la personne est jeune,plus la sensibilité est grande…c’est chose vraie.Dans les années 70,il y a eu des enfants de bas âge qui ont survécu aux opèrations mais de là à imaginer qu’ils s’en soient sortis indemnes,je n’y crois pas….mon cousin qui est né avec un bout d’intestin à l’extérieur,l’opération n’était déjà pas ouvrir le corps mais de rentrer et recoudre,il y est mort…pour ma tante,qui a eu des jumeaux,c’était dur et pour mon cousin,frère jumeau né sans malformation,c’est difficile aussi,il pense à lui.Avant,transfèrer dans un autre hôpital un nouveau né qui ne présente pas une grave maladie ou malformation était pour eux anodin or pour l’enfant,ça ne l’est pas…ça a génèré en moi,le bébé une angoisse de longue séparation…j’ai rencontré une autre femme un peu plus âgée que moi,elle souffre des problèmes relationnelles avec sa mère à cause de la séparation de distance (elle a vécu la même chose que moi sauf que moi,je suis tombée malade),les parents ne pouvaient pas toucher leur bébé jusqu’ à la sortie de l’hôpital,c’était comme ça…à mes 17 ans,j’ai eu un rêve flash où mes parents me regardaient à travers une vitre murale,je voyais leurs regards plein d’amour mais réciproquement frustrés….la séparation distancielle n’est pas bon pour le système immunitaire,car le stress génèré rend le fonctionnement immunitaire moins efficace,et le fait d’être privé de lait maternel aggrave la chose…ils ont mis longtemps à comprendre que c’est l’un des facteurs responsables du faible de la survie des prématurés (dans les années 70, 65% ont survécu contre 90% maintenant)…c’est comme ça qu’ils placent maintenant,les grands prématurés dans le même hôpital où la maman a accouché (sauf exceptions),que les mamans sont conseillées d’allaiter leur préma directement ou indirectement car le lait maternel a beaucoup d’avantages que le lait maternisé n’en a pas,et évite les biberons mal stérilisés…heureusement qu’on progresse en france mais est ce le cas dans d’autres pays?

  22. J’ai auparavant déjà rencontré des papiers sur ce thème autre part, cependant Le bébé ne souffre pas. [attention, article pas rigolo du tout] | OlympusMom parait sans aucun doute le plus ingénieux.

  23. Pingback: t’as mis tes bijoux ??? « laviereveedemaman

  24. C’est en 1994 qu’ont été remisées les tables en croix avec sangles qui servaient aux interventions chirugicales néonat et bb.
    Et les pratiques barbares ne sont pas finies pour autant. Il y a quelques années, un interne a tenu le discours à la con des sur les gaines nerveuses pas myélinisées à une maman d’un bb de 8 mois, pour qu’elle accepte qu’on inflige une ponction lombaire à vif sur son bb. Et ça continue encore aujourd’hui, notamment aux urgences. Certaines pédiatries affichent fièrement que chez eux la douleur des ponctions lombaires est prise en charge : on met de l’emla … C’EST DU FOUTAGE DE TRONCHE ! Emla protège juste contre l’effraction cutanée (et à condition d’attendre le délai nécessaire qui peut dépasser une heure …) mais absolument pas contre la douleur atroce et bien plus profonde très très fréquente en cas de ponction lombaire. Aussi efficace qu’un doliprane bb contre une migraine ophtalmique …

    Maintenant on commence à voir sur le net des articles. Il y a 10 ans, quand j’ai commencé à en parler, il n’y avait RIEN ! Silence radio … j’ai acheté des bouquins médicaux, destinés à des médecins, pour comprendre. Et j’en ai appris … A VOMIR !

    Mais il faut voir aussi le dressage immonde que subissent les internes (partout ? dans toutes les facs de médecine ? je ne sais pas, mais dans certaines, OUI !) pour accepter d’infliger ça aux bb … on leur montre des bb morts à cause d’une méningite, on leur montre les parents dévastés, comme et on leur dit que s’ils ne font pas comme il faut, ils tueront les bb …

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