« Passe ton bac d’abord! »

Aujourd’hui, le bac, c’est plus comme avant. Y a un moment, avoir le bac, c’était décrocher le saint Graal quasiment. Le sésame qui t’ouvrirait les portes du travail, qui te différenciait de ceux qui ne l’avaient pas. Bon, aujourd’hui encore, hein. Mais maintenant, avec le bac, t’as pas grand chose. T’es un peu condamné à faire avec. Comme dirait Perceval, on est à la merci sans rien derrière.

Du coup, le bac c’est une étape, un jalon, en tout cas pour ceux et celles qui veulent faire des études supérieures. Ceux qui s’arrêtent au bac, à priori, vont en chier, j’en sais quelque chose. Mais il y a une autre voie, celle de l’apprentissage. Magnifique l’apprentissage. Apprendre un métier manuel, commencer à travailler, faire quelque chose de concret plutôt que de rester sur les bancs de l’école. C’est hyper motivant, et si la déesse veut prendre cette voie, je serais à 100% derrière elle.

Oui, mais elle passera son bac d’abord.

L’apprentissage c’est quoi? C’est, en tout cas pour celui qui se fait en alternance, apprendre un métier (la plupart du temps manuel) moitié en entreprise, moitié à l’école. C’est avoir un salaire. Un contrat de travail (même si c’est un « contrat d’apprentissage » l’esprit est là quand même. ), une paye, des horaires de boulot. C’est se préparer à une voie particulière. C’est avoir des cours en rapport avec le métier en question quand on est en centre de formation.

Mais c’est aussi la pauvreté des contenus en dehors du métier. C’est le peu d’heures de géo, d’histoire, de français, de mathématiques. L’absence de philosophie,  un niveau de langue étrangère franchement pas terrible. C’est aussi, et c’est ce qui me gène le plus, le retour du travail des enfants.

Une heure d’histoire par mois

Quand on est sous contrat d’apprentissage, la plupart du temps, c’est deux semaines, deux semaines. Centre de formation, et entreprise. Evidemment, je parle de généralités, il y a des cas particuliers. Et quand dans l’emploi du temps de la semaine, il y a une heure qui est soit géo, soit histoire, (première et deuxième semaine en alternance) ça nous fait donc, au final, une heure d’histoire PAR MOIS.

Même chose pour la géo. Pour le français, deux heures par semaine (4 par mois). Une heure d’anglais par semaine ( 2 par mois) et ainsi de suite.

Je ne parle pas de ce qu’on m’a raconté, ou de ce que j’ai entendu dire. Je parle de ce que j’ai vécu.

Quand j’ai rencontré Chérimari, j’étais maréchal(e) ferrant. J’ai donc passé un BEPagricole, option maréchalerie. Je me suis retrouvée avec des gens, sortants tous de troisième, et la grande majorité n’ayant pas eu leur brevet. Oui, je dis « retrouvée » parce que moi, je sortais d’un bac littéraire. Donc ces emplois du temps sont de vrais emplois du temps.

La question est: que fait on avec une heure d’histoire par mois? Réponse: rien du tout. Autant pisser dans un violon. L’histoire c’est quand même LE truc qui t’ouvre l’esprit. Qui te montre d’où on vient, ce qu’il s’est passé. Qui te donne les clés pour comprendre le monde dans lequel tu vis. Qu’on aime ou pas l’histoire, c’est quand même important, je pense d’avoir quelques bases. Et justement, si on est pas passionné, c’est en allant en cours, même a reculons, que plus tard, on pourra être à même de mieux comprendre le monde qui nous entoure.

Le francais…. encore pire.

Je vais vous donner un exemple, un devoir qu’on a eu à rendre une fois. Avec une semaine de délai. Accrochez vous.

« Veuillez lire le texte suivant, et produire un résumé d’une dizaine de lignes ».

Le texte en question est une photocopie d’un article de cheval magasine. On est pas dans un pavé de texte, hein, y a des encadrés, des images à foison, des titres, bref, c’est loin d’être le truc insipide. Tout le monde a commencé à travailler pendant l’heure de perm’ qui a suivi. En gros, sans me presser, j’ai lu une fois, j’ai fait 10 lignes (en manuscrit, 10 lignes c’est quand même vite fait)  en expliquant pourquoi il fallait vacciner les chevaux, et puis voila. Allez, 15 minutes quoi. Je relève la tête. Et je vois que mes autres « camarades » sont soit encore en train de lire d’un air très concentré, soit ont sortis les surligneurs et surlignent à tout va, soit pour les plus avancés, sont en train de faire un brouillon avec un crayon de papier.

Est ce que vous voyez où je veux en venir? Je suis pas en train de dire que les gens autour de moi étaient des crétins. Qu’ils avaient des difficultés, oui, ça c’est évident. Mais il y a de multiples facteurs à ça. Et je ne crois pas qu’avoir une ou deux heures de français par semaine les aide beaucoup. Il me semble que justement, quand on à des difficultés dans une matière, ne pas avoir le temps d’avoir des explications, de poser ses questions, et simplement d’avoir des cours, ça a plutôt tendance à vous enfoncer la tête sous l’eau.

« Donc tu veux faire maréchal ferrant plus tard?  »  « Non, j’suis là parce que le conseil de classe l’a décidé »

Cette phrase m’a stupéfaite la première fois ou je l’ai entendue. Parce que oui, l’apprentissage est encore aujourd’hui ( et je trouve ça vraiment regrettable) une zone de « délestage » dans laquelle on va mettre tout ceux qui ont des difficultés, ou à qui le système scolaire ne convient pas. C’est tellement plus facile de les faire sortir du circuit, tiens, t’aimes les chevaux? Oui? allez, on a de la place pour faire maréchal ferrant, tu commences dans deux mois.

Plutôt que d’essayer de les intéresser, ou de chercher avec eux une meilleure solution (attention, hein, j’ai pas dis que je l’avais ^^ ) on les case la dedans on ils vont pouvoir sortir des stats au bac et pas faire baisser la moyenne de l’établissement.  Du coup, on à des personnes qui 1) ont des difficultés et qui 2) ne sont absolument pas motivées par les cours qu’on leur présente ( et qu’est ce que je les comprend!). La route du succès, en quelque sorte.

A 15 ans, t’as pas fini ta croissance.

Oui c’est quelque chose qui parait logique. Pourtant, maintenant à 15 ans, tu peux devenir salarié apprenti dans un métier physiquement difficile. Du coup, mon exemple marche relativement bien. Maréchal ferrant, ça envois du steak pour ainsi dire. Le dos morfle énormément, moi c’était ostéo tout les deux ou trois mois pour donner une idée. A l’époque, dans ma classe, il y avais déjà des gamins de 16 ans qui étaient sous les chevaux. Oui, oui à 16 ans, t’es déjà plus vraiment un « gamin ». Mais t’es pas encore un adulte. Et uniquement physiquement, ton corps, et pour l’exemple qui m’intéresse, ton dos, il est pas fini.  Mais aucun problème, tu y va, et tant pis si dans 10 ans tes disques ils sont écrasés, c’est ton problème.

A 15 ans, t’as autre chose à vivre que d’aller trimer.

Insidieusement, le retour en arrière s’est opéré depuis 2006. Avant, l’apprentissage c’était 16 ans minimum. Je trouve que c’est déjà jeune. Depuis 2006, c’est 14 ans.  C’est l’âge ou un enfant est en 4ème. Ben en 4éme je sais pas vous, mais j’avais une vie composée de l’école, les passions, les loisirs, les jeux vidéos, (oui déjà ^^ ) j’étais pas trop bande de copains copines(et je le suis toujours pas),  mais je sais que dans ma classe, c’était bien l’ambiance. A 14 ans, y a des milliers d’autres trucs à faire que d’aller au boulot.

Descendre l’age de l’apprentissage, c’est voler l’adolescence de milliers d’enfants. Nos ancêtres se sont battus pour abolir le travail des enfants. Alors quoi? On considère qu’a 14 ans, on est déjà un adulte? Alors il faut vivre chez soi, payer ses factures, et faire sa vie d’homme (ou de femme)? Comment une loi comme celle là a t’elle pu passer inaperçu…. C’est un mystère pour moi. Il faut laisser le temps au temps. A 14 ans, si on veut se payer un machin, on fait un petit boulot, le week end. Pendant les vacances. Mais à 14 ans, on va à l’école, pas à l’usine, pas en entreprise, par sur un chantier, on ne travaille pas.

A 15 ans, tu n’as pas le même recul qu’a 18.

Ça parait rien comme ça, c’est que 3 ans de différence. Mais ces trois ans là sont pleins de mutations. De réflexions. De changements. D’évolution. A 15 ans, j’avais des réves. Des envies. Qui ont évolués, et puis finalement, à 20 ans (oui je l’ai fait sur le tard moi) j’ai su ce que j’avais envie de faire. Ce que je veux dire, c’est qu’un apprentissage, c’est deux ou trois ans d’une vie, et à cet age la, les années sont importantes. Si au bout de deux ans, finalement, on a mûri et que ça ne nous intéresse plus? On recommence quelque chose à zéro? Pourquoi se précipiter? Il est largement temps de commencer une formation à 18 ans…

Aprés, je conviens sans soucis que certains ont des envies arrêtées depuis longtemps, un métier passion, et qu’il n’ont pas changé avant, et ne changeront pas après. Mais sur le lot, combien d’indécis? Aprés un bac, on peut toujours changer d’orientation. Après un BEP maréchalerie, c’est quand même plus délicat.

La compétence professionnelle ne suffit pas.

Dans ma classe on était une dizaine. Sur ceux qui ont eu leur diplôme, je suis la seule à m’être installée. Certains l’avaient eu de justesse, ne se sentaient pas de s’installer tout de suite, ou voulait faire une autre formation complémentaire. Oui, mais certains aussi ont voulu s’installer, mais malgré qu’ils étaient extrêmement compétent dans la maréchalerie, ils ramaient trop pour le reste. Faire une lettre était difficile pour eux.  Ils n’étaient pas à l’aise pour défendre un projet devant les banques. Il leur manquait la maturité.

Encore une fois, certains sont matures plus tôt. Surement. Mais ce n’est pas la majorité.

La déesse passera son bac d’abord.

C’est pas tellement que j’adore le bac. Que je trouve que c’est le truc le plus merveilleux du monde. Mais je pense que c’est quelque chose qui sert, encore un peu, de base au reste. De base culturelle. Parce que l’ouverture d’esprit, même si les profs sont cons, même si les cours sont chiants, elle est quand même la.

Parce que si, comme moi, les aléas de la vie lui font changer de parcours professionnel, avoir un bac, c’est mieux que rien du tout. (même si c’est pas fameux non plus).

Je serai la première à la soutenir si elle veut faire un métier manuel. Je ne veux pas qu’elle passe son bac pour en faire une scientifique, ou une matheuse, elle fera bien ce qui lui plaira.

Mais je veux qu’a 15 ans, elle ai des préoccupation d’ado de 15 ans. Pas qu’elle ai un contrat de travail (exploité, en plus, mais bon, c’est un autre débat), les 35h (rarement respectées dans l’artisanat hein, normal, oui mais sauf pour des gamins de 15 ans) et tout ce lot d’emmerdes qui fait une vie d’adulte.

Non, elle aura une adolescence avec ses soucis d’ado.

Elle aura bien le temps de travailler pour le reste de sa vie… :/

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6 réflexions sur “« Passe ton bac d’abord! »

  1. Assez d’accord, une chose à savoir tout de même, le BEP n’existe plus ! Maintenant c’est Bac Pro, avec presque autant de misère dans les programmes et si t’as pas le niveau ? CAP… bref passe ton bac mais de toute façon il n’y a plus rien dedans… c’est malheureux, mais de nos jours c’est ça on prend les jeunes pour des idiots, surtout si ils sont plus manuels que scolaires…
    Mais reste que l’apprentissage reste le meilleur moyen de vraiment découvrir un métier et de se faire une expérience 🙂

  2. J’ai vécu un peu la même chose quand je me suis retrouvée en STT ; pour la plupart, c’était une voie de garage mais pour moi, c’était un choix. Donc tout de suite, la différence se creuse….

    Concernant l’apprentissage, je trouve que c’est une excellente opportunité pour les jeunes (mais pas trop jeunes non plus ; mon oncle a commencé en boulangerie à 12 ans, mais c’était une autre époque).

    Aujourd’hui, dans la boite où je travaille, nous avons 2 apprentis qui prépare des masters en marketing et en je-sais-pas-trop-quoi-technique. Ils sont considérés comme les autres salariés et leur salaire est correct (80% du smic dans notre branche, vu leur âge et leur niveau de qualification). J’avoues que si j’avais du faire mes études supérieures en France, j’aurais choisi cette option, qui permet d’obtenir une expérience non négligeable.

    Et si la Déesse ne veut pas passer son bac, elle aurait toujours la possibilité de faire une capacité en droit, qui lui ouvrira quand même les portes des études post-bac selon la voie qu’elle choisira 🙂

  3. j’ai toujours voulu travailler dans les métiers de bouche mais ma mère en a décidé autrement. elle m’a forcé à partir en seconde et de passer mon bac.
    je n’avais pas envie du tout de passer mon bac et je n’ai rien fait pour l’avoir je me suis retrouvé avec une moyenne de 9,98 j’ai du passer les oraux j’i pris la philo pour récupérer mes 4 points manquant et l’espagnol en philo je suis tombée sur le phédon livre d’étude de l’année et vu que je ne l’avais pas lu bin je suis vite sortie … et l’espagnol j’ai changé de juri et je suis tombée sur une nana qui avait entre mes mains mon dossier scolaire et avec un « doit faire ses preuves ». elle m’a mis moins qu’à l’écrit ne m’a pas laissé le temps de préparation m’a coupé la parole sans cesse m’a fait m’exprimer en français. bref j’ai voulu tenté une démarche parce que je n’étais pas la seule à être tombé sur cette pourrisse mais j’avais autre chose à faire … aller en boîte faire la teuf après le bac ….
    sauf que sans bac je ne pouvais pas faire grand chose alors soit je reprenais un cap ou je redoublais…
    j’ai pris une autre voie j’ai fait une école privée une année de « mise à niveau » en hôtellerie restauration. cette année m’a couté un bras mais m’a permise d’avoir un niveau bac pro et de passer en bts (avec de l’argent tu fais bcp de chose!!!). j’ai donc fait un bts management hôtelier en alternance.
    aujourd’hui je suis en congé parental mais mon métier n’a aucun rapport avec mes études je suis secrétaire juridique dans un cabinet d’avocat.
    tout ça pour dire que pour moi le bac a été un frein à mes études je voulais faire un bep un cap un bac pro et un bts.
    si mes filles veulent partir en apprentissage sans passer par le bac elles iront en apprentissage. maintenant c’est vrai que 14 ans travailler et avoir des « préoccupations » de grand c’est pas le schéma normal mais je préfère les voir heureuses et avoir un métier dans leurs mains que de glander, de se préoccuper de leur look pour aller au bahut, d’être en foufel devant les mecs et ne rien foutre en cours (oui je parle de moi là !!!).
    maintenant est ce qu’à 14 ans t’as les mêmes envies qu’à 18 ou 20 … je ne sais pas …j’ai changé d’orientation à 20 ans enfin changer je suis retournée à mes premières amours quoi.
    même si je ne fais pas ce pour quoi j’ai été formé ça reste ma passion.
    pour ce qui est de l’histoire du français et compagnie pour moi y’a pas que l’école.
    en terminale dans ma classe y’avait un lot de personnes ne sachant rien du tout à l’histoire, qui ne savaient pas me placer l’australie sur une carte et pourtant ils ont eu leur bac.
    pour moi la culture générale passe aussi par les parents. alors si à l’école ils ont une heure d’histoire par mois c’est juste ridicule autant ne rien mettre du tout. mais en tant que parent y’a un minimum à inculquer à tes enfants.
    moi jsuis passionnée d’histoire, de géo, de lecture, de musique, d’art ….. et je compte bien le faire partager à mes filles.
    je pense pourtant que le bac est la clé de toutes les études secondaire fac, bts, iut ….
    mais je ne vois pas pourquoi les forcer à faire un bac avant pour retourner vers un apprentissage.

    enfin c’est mon avis puis elles n’ont que 5 ans et 8 mois !!!!! d’ici là j’aurai réfléchi à la question !!!!

  4. Je suis assez d’accord, encore une fois.
    Personnellement, j’ai eu la chance de pouvoir faire des études, même des études longues. J’ai eu mon bac (bon à 16 ans, bref), j’ai fait 5 ans de fac. Après, j’ai même fait un CAP, et là j’ai vécu cette impression d’être la « grande ». J’avais 22 ans, j’étais avec des « gamins » qui sortaient, au mieux, du lycée. J’étais la seule à avoir le goût des études, à aller en cours avec plaisir. J’étais aussi la seule qui n’aimait pas aller en cours de « pratique », je préférais les cours théoriques.

    Mais j’ai passé le bac avant, et ça m’ouvre certaines portes. Quand j’ai arrêté de bosser et que j’ai été pointer au Pôle Emploi, on m’en a sorti une chiée, d’emplois potentiels.

    Ce qui n’a pas été proposé à Papa Loup, qui lui, n’a que le brevet. Il a arrêté ses études en cours de 3°, ça ne lui plaisait pas, il était à l’étroit dans ce monde scolaire auquel il n’était pas adapté. Il a pu arrêter car ses parents ne l’ont pas forcé à continuer, et il a eu la chance de trouver sa voie à ce moment-là et, bien qu’il ait galéré pour ça, de trouver du travail alors qu’il avait 16 ans et pas de diplômes ni de formations.
    Quand il s’est retrouvé sans boulot, il en a chié pendant 2 ans à ne rien retrouver parce que malgré ses qualifications et ses compétences, les employeurs (même dans le monde du web, sa spécialisation) n’allaient pas au-delà du fait qu’il n’avait que le brevet.
    Il a su se faire reconnaître et maintenant il a un poste High Level dans sa boîte, travaille à domicile et s’éclate dans son travail. Mais on est bien conscients (surtout moi) que tout le monde n’a pas cette chance (même avec des diplômes!).

    Pour moi, passer le bac, c’est non seulement avoir la base pour faire ce qu’on veut/peut derrière, mais c’est aussi une manière détournée de terminer l’enfance et une partie de l’adolescence, sans avoir à se soucier d’autre chose que d’être ce qu’on est.
    Se rajouter des responsabilités, des horaires éreintantes, un travail physique, dans une société où on a la possibilité de ne pas le faire avant 16,17 ou 18 ans ou plus (selon l’âge où on obtient ce fameux bac quoi), ça ne me convient pas.

    Comme toi, si Louveteau a envie de faire une formation en alternance pour faire un métier physique, s’il a envie de devenir artiste sans diplôme ou même s’il veut être éboueur (sait-on jamais, moi je m’en fous je respecte ce métier comme un autre), pas de soucis il fera ce qu’il voudra. A condition qu’il ait terminé le lycée, qu’il ait obtenu ce précieux sésame qui fera que son CV n’ira pas directement à la poubelle des futurs employeurs.

    (et bien entendu, il s’agit de mon point de vue, que je n’impose à personne, et qui est susceptible de changer quand Louveteau sera grand, JE SAIS.)

  5. Hati, je suis d’accord avec toi mot pour mot !! Papa boson et moi on a fait des études, et en fait, la question ne se posait pas pour nous, c’était évident… Et si mes enfants ont le niveau pour avoir le bac (ce que j’espère… et j’espère qu’on leur aura transmis la curiosité et la volonté d’apprendre qui font qu’on a envie d’aller à l’école), ils iront au lycée jusqu’au bout ! Même s’ils veulent faire un métier manuel, en cas de reconversion, ou de volonté de reprendre les études, ils seront (à mon avis) mieux armés.
    Quant à l’apprentissage (oulà, je suis encore en train de faire un hors-sujet là…), je pense que c’est une excellente formation, mais pour tous les métiers… il commence à y avoir des formations de type master (licence aussi je suppose) qui se font en alternance, et je trouve ça super… un salaire (donc pas besoin de faire un « petit boulot » avec des horaires décalés, qui fatigue beaucoup et souvent empêche de bosser aussi bien qu’il le faut), une vie professionnelle avec des collègues, les préoccupations d’une entreprise… Bref, je trouve ça vraiment bien… mais bien évidemment pas avant… 15-16 ans au moins je dirais… Mes frères et soeurs sont à peine plus vieux que ça… et ils sont encore presque des enfants, pas des adultes travailleurs !
    Pour moi, je suis devenue « jeune adulte », et plus du tout enfant, à 17 ans (quand j’ai eu mon bac, tiens tiens)…

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